Piero Tartaglia ( 1933 -2008) : Le Disgregazionismo géométrico per la colore

Piero Tartaglia est né le 5 octobre 1933 à Civitavecchia.

 » A partir de 1951 il s’inscrit dans le courant avant-gardiste avec Karen Appel, Corneille, Santomaso, Alechinsky….. .

Piero Tartaglia est attiré par la tendance abstraite et informelle, il aboutit à une recherche picturale à travers des espaces ne se peignant pas à l’horizontal mais se développant en apparitions verticales selon un centre de gravité qui ne doit pas être inclu dans une dimension statique des masses et des volumes exploitant au maximum la capacité d’association et d’éclectisme des matières.

Spatules et pinceaux transmettent d’inquiétants »signaux d’occupations » sur l’inéluctable forme qui vole en éclat dans l’espace tridimensionnel dans lequel l’image dépeint son parcours. C’est cet encombrement minimum du diaphragme entre l’idée et sa réalisation, c’est cette épaisseur minimum qui permet une contradiction entre le moment de l’idée et son exécution.

Le champ des images produites se reporte au sens moral, éthique : c’est la désagrégation pour mieux réédifier. ..  »

Roberto Marchetta – Critique d’Art

Fondateur du Disgrégazionismo  géométrico per la colore 

Sublimation c’est le terme qui peut servir à fournir une clé de lecture des oeuvres de Piero Tartaglia sublimation de l’objet, de la réalité qui nous entoure, des émotions qui offusquent nos pensées et s’attachent à nos cœurs , des souvenirs qui bercent nos mémoires , de la peur. Sublimation de tous les moments de la vie.

Il y a dans les oeuvres de Tartaglia cette frontière entre le quotidien et le sublime qui est tellement évident que ça le rend tangible.

Le coup de pinceau, la richesse chromatique , les forces centrifuges et centripètes qui se font obstacle les uns les autres en créant une explosion d’énergie que le support bidimensionnel a du mal à retenir, contribuent à rendre vivante et palpitante chacune de ses créations. Il est difficile de ne pas se trouver ému devant les oeuvres de Tartaglia, comme il est impossible d’imaginer que, du moins à l’origine le blanc ait régné sur ces mêmes toiles qui maintenant sont dominées par la richesse chromatique des huiles et des peintures.

Peu de titres, qui accompagnent le corps de ses oeuvres , veulent donner la vision et la perception du réel. Les cèdres du Liban dans lesquels on lit avec une évidente poésie les feuilles vertes des arbres, naufrage d’où, dès le départ, on est porté par l’envie de chercher la forme du bateau et les causes de son désespoir, la présence dans laquelle on lit la silhouette obscure qui domine l’espace avec son encombrante présence physique.

Un dernier mot sur des oeuvres plus récentes datant de 2006, caractérisées par une forme réduite (60×60 à peine) qui contribue à les rendre tels de petits et précieux bijoux. C’est la sublimation, pour revenir à nous ,de la peur, l’art vainc sur tout. Et le cercle se referme.